Diane Bénézech-Schuh, Hibou caillou chou
Des plumes en cuir, des amulettes cloutées, et des osselets numérotés… bienvenue dans l’univers de Diane, peuplé de contes et légendes Inuites, dont elle s’est inspirée pour sa collection de vêtements et accessoires.
Quel est ton parcours ?
J’ai fait des études de design d’espace et de paysage, diplôme en poche, les différentes expériences que j’ai eu de ce côté là ne m’ont pas satisfaite. Notamment le fait qu’entre le dessin et la réalisation il se passe beaucoup, beaucoup de temps. Par ailleurs et à côté, j’ai toujours bricolé, un peu de tout et notamment fait des bijoux à mes heures perdues. J’ai créé mon blog il y a presque deux ans pour faire partager mes bricolages, puis c’est devenu plus sérieux avec l’ouverture de ma boutique etsy, et maintenant, ça y est, je me lance !
Peux-tu nous décrire ton travail ?
L’aspect que je préfère est le temps passé sur une pièce. Je dessine à la plume sur du cuir ou du tissu et c’est ce moment là que je trouve le plus intéressant. J’accorde une grande importance au dessin, j’aime que chaque pièce soit unique et différente, que le trait soit le plus fin possible. C’est le moment privilégié pour laisser mon imaginaire m’envahir, pendant que je fabrique mes bijoux, les idées des créations à venir me viennent. Paradoxalement, je ne mets pas souvent en croquis mes idées, elles restent dans ma tête, prêtes à être réalisées.
Quelles sont tes influences, tes inspirations ?
Les collections ont souvent comme point de départ une histoire, un animal ou une légende. J’aime que les objets nous racontent quelque chose, qu’ils aient une part de mystère à découvrir. Cet hiver par exemple, je me suis inspirée du Grand Nord et des Inuits, une culture qui me fascine depuis toute petite, depuis que mes parents m’ont lu Apoutsiak, le petit flocon de neige, de Paul-Émile Victor.
Quels sont tes projets futurs ?
Je voudrais travailler pour l’été prochain avec des perles et de la broderie, en plus du dessin, aller plus loin dans les bijoux que je fabrique : explorer le plus possible cette pièce intrigante qu’est le harnais, que j’aime appeler « amulette », et établir plus de connexions entre ethnologie et mode.
Quel cocktail de talents voudrais-tu nous faire découvrir ?
Je suis très fan du travail de Stella Valentic & Julie Kéchichian (festival Hyères 2008), elles avaient fait une collection inspirée par le travail des Ndebele, une tribu de la partie Zimbabwee d’Afrique du Sud, qui avait touché mon petit cœur d’ethnologue amateur.
Lire l’article sur la collection Neige, et visionner la galerie d’images.





